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Résumé
Figures mortes et effets comiques : ou le fonctionnement métalinguistique du calembour chez San-Antonio
Langage et société n° 82, décembre 1997, pp. 49-56
L'humoriste s'en prend volontiers aux automatismes du langage, tout particulièrement en réveillant les métaphores dormantes. Ses calembours peuvent dénoter deux attitudes opposées devant la complexité du rapport entre les mots et le sens : R. Devos cède l'initiative aux mots, tandis que San-Antonio utilise le jeu de mots comme un signal de prise de distance. Les clichés qu'il emploie sont désignés comme tels par les calembours ou par d'autres marqueurs métalinguistiques. Il cherche à se positionner en
face des automatismes langagiers et à travers eux en face de la littérature de bas étage qui les utilise, comme si ce regard critique lui permettait de quitter la catégorie de la paralittérature pour entrer dans celle de la vraie littérature.
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