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2004,
64 pages, 9,15 euros
isbn
0242-7702
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Numéro
097
Dirigé par Armelle Bonis
RÉSUMÉ
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Pour élucider les
conditions de l’émergence d’Homo sapiens, deux parasitologues de l’Université
d’Utah à Salt Lake City (États-Unis) ont étudié l’adn mitochondrial de cinq
représentants de la famille des poux : Pediculus humanus, Phtirus pubis (plus communément
dénommé morpion), Pediculus schaeffi et Pediculus homadryas, parasites respectifs
du chimpanzé et du babouin, ainsi qu’un parent plus lointain, le pou des
rongeurs Fahrenhokia pinnata. Leurs résultats qui révèleraient une
séparation, intervenue il y a 1,2 millions d’années, entre deux formes de Pediculus
humanus
spécifiques, l’une dans l’Ancien Monde, l’autre dans le Nouveau Monde,
s’accorderaient avec les thèses défendues par les généticiens et les
paléontologues sur l’émergence d’Homo sapiens : origine
africaine, évolution multirégionale ou croisement entre espèces archaïques et
modernes ? Le troisième scénario paraît le plus plausible aux chercheurs
de poux – Dale Clayton et Daniel Reed – mais il laisse dubitatif André
Langaney, directeur du laboratoire d’anthropologie biologique du Musée de
l’Homme (Le Monde, 5 novembre 2004)…
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To shade light on the conditions of the
emergence of Homo Sapiens, two parasitologists from the University of Utah at
Salt Lake City (U.S.) studied the mitochondrial D.N.A. of five
representatives of the lice species:
pediculus humanus, Phtirus
pubis (more commonly called crab), Pediculus
schaeffi and Pediculus homadryas, respectively parasites of the
chimpanzee and the baboon, as well as a more distant relative, the rodent louse
Fahrenhokia pinnata. Their results, which
could reveal a division which occurred 1,2 billion years ago between two
forms of Pediculus humanus, one in the
Ancient World, the other one in the New World, could agree with the thesis
defended by geneticists and palaeontologists about the emergence of Homo Sapiens: African origin,
multiregional evolution or crossing between archaic and modern species? The
third scenario seems the most plausible for
lice researchers − Dale Clayton and Daniel Reed − but André
Langaney, director of the Biological Anthropology Laboratory at the Musée
de l’Homme (Paris), remains doubtful (Le
Monde, November 5th, 2004)…
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SOMMAIRE
Rapport sur l'étude de la situation et le statut des collections archéologiques appartenant à l'Etat remis par Alain Duval
Numéro
d'Identification : 127
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